COTES DE CLERMONT
   Site de l' ASCOT : Association pour la Sauvegarde des Côtes de Clermont-Chanturgue
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OUVRAGES DE PIERRES SECHES


Types de murs
Disposition des murailles
Construction des murs
Types de cabanes Constrution des cabanes Origine



Construction des cabanes



    Seule la construction des cabanes « rondes » a été étudiée.
Chaque cabane est constituée de deux parties principales, le mur et la couverture. Il faut y ajouter l'entrée qui en constitue la seule ouverture.


    Les murs en sont généralement épais (1 m à 2,60 m). Leurs parements sont structurés et constitués de gros blocs de basalte, l'intérieur des murs étant comblé de pierraille. Les cabanes incluses dans un mur ne possèdent évidemment pas de parement extérieur.




Vestiges d'une cabane isolée, secteur de la table d'orientation (coupes en plan, en travers et en long)  : remarquer l'épaisseur du mur parementé par rapport à l'étroitesse de la chambre intérieure (dessins Y. Bauthier/ASCOT – 2010 // clichés P. Gras/ASCOT – 2013)



La couverture de la cabane est construite selon le principe de la voûte à encorbellement. Pour mettre en oeuvre cette technique, il est nécessaire de disposer de pierres en forme de dalle pour pouvoir réaliser la voûte : par un empilage adapté, les deux tiers de chaque dalle composant la couverture sont placés en appui à l'intérieur du mur, le tiers restant étant en encorbellement.



Coupe schématique d'une cabane, des pierres en forme de dalles formant la couverture (Fournier – 1933, p. 27) Principe de couverture d'une cabane (dans « La pierre sèche, mode d'emploi » par Christian Lassure, éd. Eyrolles, 2008-2012, p. 53)


Vestiges d'une cabane (incluse dans un mur) sur le puy de Charbonnier : les premières assises de la couverture sont encore en place (clichés P. Gras/ASCOT – 2013)


L'entrée des cabanes n'était pas fermée par une porte. Une dalle couvrait l'entrée, faisant office de linteau. Elle devait être suffisamment épaisse et solide pour supporter le poids de la construction. Un système de décharge pouvait, le cas échéant, renforcer sa solidité en répartissant la poussée de la voute.


Vestiges d'une cabane, secteur du temple gallo-romain : au loin, on devine le puy de Dôme (cliché P. Gras/ASCOT – 2013)


Dimensions : Les cabanes étudiées ont un diamètre intérieur compris entre 1,40 m et 2,60 m, leur diamètre extérieur variant proportionnellement de 2,50 m à 5 m. La hauteur des portes ne dépassait pas un mètre (0,70 à 0,80 m en moyenne selon Paul Eychart). Leurs hauteurs ne permettaient généralement pas à un homme de se tenir debout à l'intérieur, sauf quelques rares exemples comme la cabane « aux perles d'ambre ».


Dessin du haut : Au début des années 30, Maurice Busset découvrit des perles d'ambre (ainsi que des rouelles en bronze) en creusant le sol à l'intérieur de cette cabane de grande dimension, aujourd'hui totalement effondrée. Elle mérite d'être signalée en raison de sa configuration particulière. Paul Eychart écrivait à son propos : « Elle est incluse dans un mur sur lequel elle forme un saillant de 1,50 m environ. Un couloir réservé dans la masse de pierres conduit vers la chambre intérieure. Deux corniches semi-circulaires enserrent le dôme et permettent d'accéder au sommet du mur » (Eychart – 1969, p. 158)

Dessin du bas : Croquis d'une cabane : deux dalles en couvrent l'entrée (Eychart – 1969, p. 158)