COTES DE CLERMONT
   Site de l' ASCOT : Association pour la Sauvegarde des Côtes de Clermont-Chanturgue
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OUVRAGES EN PIERRE SECHE


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CONSTRUCTION DES MURS


    Les parements sont constitués de gros blocs de basalte, des pierres plus petites comblant les interstices. Des boutisses (pierres longues disposées dans le sens de l'épaisseur du mur), destinées à assurer la liaison entre les différentes parties du mur c'est-à-dire sa solidité, sont placées aux endroits adéquats. Il sont généralement édifiés avec une certaine inclinaison par rapport à la verticale, dénommée le fruit, afin de favoriser leur stabilité et de contrecarrer la poussée du terrain pour les murs de soutènement : La largeur de la semelle du mur (sa base) est ainsi supérieure à son sommet.




Coupe schématique d'un mur en pierre sèche (dans « La pierre sèche, mode d'emploi » par Christian Lassure, éd. Eyrolles, 2008-2012, p. 18)

Coupe schématique d'un mur de soutènement, éléments de construction (dans « La pierre sèche, mode d'emploi » par Christian Lassure, éd. Eyrolles, 2008-2012, p. 28)


    Concernant les murs de soutènement, l'espace situé entre la face interne du mur et le massif de terre est comblé avec de la pierraille servant de drain. Il s'agit en effet d'éviter que l'eau ne stagne derrière le parement du mur, provoquant son gonflement (« le mur fait le ventre ») et à terme son éboulement.




Principe du drain pour les murs de soutènement (dans « La pierre sèche, mode d'emploi » par Christian Lassure, éd. Eyrolles, 2008-2012, p. 32) Croquis schématique d'un mur « faisant le ventre » (dans « La pierre sèche, mode d'emploi » par Christian Lassure, éd. Eyrolles, 2008-2012, p. 27)


De tels dégâts se sont produit sur un mur appartenant à l'ASCOT. Une partie de ce dernier, haut de plus de 3 m et large de 1,50 m à son sommet, s'est en effet effondré sur plusieurs mètres courant 2009. Même s'il était difficile de chiffrer en années l'échéance fatale, cet effondrement était prévisible, le mur faisant le ventre dans sa partie inférieure.




Mur de soutènement (hauteur 3 m) effondré dans la partie ayant « fait le ventre », secteur sud-est (clichés P. Gras/ASCOT - 2013) Boutisse ayant vraisemblablement arrêté l'effondrement dans cette partie du mur (cliché P. Gras/ASCOT – 2013)


Les murs de soutènement du plateau des Côtes disposent en outre, côté amont ou terrasse, d'un parement construit sur quelques dizaines de centimètres jusqu'au sol basaltique. Ce type d'aménagement côté terrasse n'est pas courant pour des murs de soutènement.

Les sommets des murs de soutènement sont horizontaux ; ceux des murs de clôture suivent la pente du terrain.



Dessus d'un mur de soutènement, secteur sud-est (cliché P. Gras/ASCOT - 2013)


Les dimensions des murs sont importantes. Leur épaisseur est comprise entre 1 m et 2,50 m. Deux murs de soutènement dépassent les trois mètres de hauteur : c'est le cas du mur (partiellement effondré) de l'ASCOT et du mur à contreforts qui dépasse les 3,60 m.



Mur de soutènement à contreforts (hauteur 3,60 m), secteur sud-est (clichés P. Gras/ASCOT – 2013)


La construction des contreforts est postérieure à celle du mur, ceux-ci ayant été plaqués contre ce dernier pour contenir la poussée du terrain (clichés P. Gras/ASCOT – 2013)