COTES DE CLERMONT
   Site de l' ASCOT : Association pour la Sauvegarde des Côtes de Clermont-Chanturgue
Accueil
Actualité
Archéologie
Biodiversité
Géologie
Ouvrages de pierres
Publications
Nos coordonnées


OUVRAGES EN PIERRE SECHE


Types de murs
Disposition des murailles
Construction des murs
Types de cabanes Constrution des cabanes Origine


    Le site des Côtes de Clermont compte un nombre important de constructions – cabanes et murs – en pierre sèche, la roche employée étant le basalte. Le plateau des Côtes, les puys de Chanturgue, de Var et du Charbonnier sont en effet recouverts de tables basaltiques en raison du processus géologique appelé inversion de relief (phénomène du à l'érosion, faisant qu'une coulée de lave se trouvant au fond d'une vallée devient le sommet d'un plateau des millions d'années plus tard).


    Le plateau des Côtes, par son étendue (160 hectares rien que pour sa partie sommitale), en possède les vestiges les plus nombreux, essentiellement connus par les recherches de Paul Eychart qui, dans les années 50, y recensa l'ensemble des structures construites. Celles-ci comprennent (ou comprenaient) principalement une soixantaine de cabanes ainsi que des murailles ceinturant le plateau sur sept kilomètres. Si l'on peut contester les conclusions de Paul Eychart relatives à la fonction et à la datation de certains de ces cabanes et murs (fortifications protohistoriques), force est de constater qu'il est le seul à ce jour à avoir réellement étudié leurs différents types et modes de constructions.


Plan du plateau des Côtes de Clermont (avant l'exploitation de la carrière) avec ses pierriers, ses cabanes et murs en pierre sèche, ses murs maçonnés gallo-romains (Eychart – 1969, hors texte)


Si la majorité de ces murs peut toujours être étudié, malgré les broussailles et la dégradation de certains d'entre eux par les racines des robiniers (faux-acacias) et des chênes pubescents, il n'en est pas de même pour les importantes murailles situées au nord-ouest qui ont été détruites dès les premières années d'exploitation de la carrière (à partir de 1957).

Des nombreuses cabanes (« tsabana » en patois local) encore intactes qui furent dessinées, photographiées ou simplement citées par Pierre-François Fournier et Maurice Busset au début des années 30, puis par Paul Eychart une vingtaine d'années plus tard, il n'en reste aujourd'hui aucune ayant encore sa couverture, leur voûte s'étant effondrée. Les militaires du 92e R.I. ont activement participé à ce piètre résultat, les Côtes de Clermont leur servant régulièrement de camp d'entraînement dans les années 50 et 60 ; certaines cabanes ayant même été « réaménagées » en vue d'exercices ! Tel est le cas de la cabane « percée »...






Cabane ''percée'' « réaménagée » par les militaires du 92e R.I. - coupes en long, en travers et en plan (dessins Y. Bauthier/ASCOT – 2010)





Cabane ''percée'', vues du dessus (clichés Y. Bauthier/ASCOT - 2010)


Les murailles ayant fait l'objet des études les plus poussées se situent au sud-est du plateau des Côtes, sous une petite falaise de quelques mètres. Dans ce secteur, les murs de soutènement sont (ou étaient) bien conservés et peuvent avoir des dimensions imposantes. En 1995-96, l'ARAFA (Association pour la Recherche sur l'Âge du Fer en Auvergne) en a repris brièvement l'étude, en se basant notamment sur le parcellaire et le cadastre.


Sur les autres hauteurs du site des Côtes (puys de Chanturgue, de Var et du Charbonnier), on trouve également des cabanes et de nombreux autres murs en pierre sèche.

Aujourd'hui, l'objectif de l'ASCOT est de réhabiliter et de restaurer certains murs et cabanes, en prenant comme exemple les travaux de l'association ARKOSE (Chadrat – commune de St-Saturnin) qui oeuvre sur la Montagne de la Serre.

Depuis quelques années et dans cet esprit, Yves Bauthier a repris l'étude des cabanes : le recension et le relevé de chaque cabane est en cours.


Les textes du site concernant concernant les ouvrages en pierre sèche ont été rédigés par Philippe Gras




Bibliographie principale


BUSSET (Maurice) : « Gergovia capitale des Gaules et l'oppidum du plateau des Côtes » (éd. Delagrave, Paris – 1933)

DEBERGE (Yann) et GUICHARD (Vincent) : « Travaux effectuées sur le plateau des Côtes de Clermont en 1996 » (dans « Nouvelles recherches sur les travaux césariens devant Gergovie » – Rapport de prospection thématique programmée – ARAFA – 1999)

EYCHART (Paul) : « L'oppidum des Côtes, Augustonemetum, Gergovie » (éd. Volcans, Clermont-Fd – 1961) / « Préhistoire et origines de Clermont » (éd. Volcans, Clermont-Fd – 1969)

FEATHERBY (Rupert), FRAZER (Bill) et KITCHEN (Willy) : « Microtopographie du plateau des Côtes de Clemont-Ferrand (communes de Clermont-Ferrand , Durtol, Nohanent) » (dans « Recherche de témoins archéologiques en relation avec la conquête romaine dans le bassin de Clermont-Ferrand » – Direction Vincent Guichard – Rapport d'activité – ARAFA – 1995)

FOURNIER (Pierre-François) : « Les ouvrages de pierre sèche des cultivateurs d'Auvergne et la prétendue découverte d'une ville aux Côtes de Clermont » (dans « L'Auvergne littéraire et artistique » n° 68 – 1933)

LASSURE (Christian) : « Cabanes en pierre sèche de France » (éd. Edisud – Aix-en-Provence – 2004) / « La pierre sèche, mode d'emploi » (éd. Eyrolles, Paris – 2008-2012)



www.pierreseche.com : « la passerelle vers l'architecture de pierre sèche »